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Le son de 1997

Le dimanche 6 avril 2014 à 13:03

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1997, Blur a mis au point une petite bombe atomique nommée Song 2, mélange savant de grunge nirvanesque et de punk californien, concentré d’énergie brute de 2 minutes, format idéal pour devenir une arme de diffusion massive sur toutes les radios.

Cette année, la tempête big beat amorcée dès 1995 par des groupes comme The Prodigy et The Chemical Brothers, confirme sa puissance avec l’arrivée dans le paysage d’un certain Fatboy Slim. Les groupes français ne sont pas en reste avec deux bricoleurs de talent qui ne vont pas tarder à faire parler d’eux, les Daft Punk. Deux génies du clip vont les propulser sur le devant de la scène : Michel Gondry et Spike Jonze.

Dans un style un peu plus calme, l’islandaise Björk mélange avec brio percussions synthétiques, effets sonores et orchestre symphonique pour inventer une musique qui brouille les frontières du temps et de l’espace. Portishead, en Angleterre, poursuit son décollage amorcé en 1994 et confirme son talent pour les ballades trip hop, mélancoliques, fantomatiques, cinématographiques. En France, DJ Cam remixe son spleen au milieu des fumées indiennes.

Sur le terrain du rock alternatif, les membres de Radiohead incorporent des substances électroniques dans leur garage rock et tels des artisans façonnent l’album culte OK Computer. Parmi ces pépites musicales, le morceau Paranoid Android démontre au monde entier que Thom Yorke, Jonny Greenwood et Nigel Godrich sont de véritables génies créatifs.

La chanson française voit éclore des nouveaux talents. Louise Attaque signe un premier album rafraîchissant et créatif. En faisant produire leur disque par Gordon Gano (le chanteur des Violent Femmes), Gaëtan Roussel et Arnaud Samuel créent un folk rock singulier avec des accents punk acoustique.

Un petit nouveau nommé Bénabar sort un premier disque fanfare-java avec des textes rigolards et canailles, tel un fils spirituel du vieux Renaud, en moins anisé.

Enfin, le breton Miossec décline la palette de ses activités favorites deux ans après son album Boire, il signe l’album Baiser. Il confirme son talent pour l’écriture avec treize textes écorchés et ironiques sublimés par des mélodies folk acoustiques rugueuses comme le granit.

 

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